EJACULATION PRECOCE
L'éjaculation précoce survient avant que l'individu ne le souhaite, du fait d'une absence réitérée et persistante d'un contrôle volontaire raisonnable de l'éjaculation et de l'orgasme pendant la relation sexuelle.
Cette définition peut paraître trop ambitieuse : toute la nuance réside dans le terme "raisonnable" et ce que chacun y met. On pourra retenir que la personne souffrant réellement d'éjaculation précoce est celle qui éjacule systématiquement en moins d'une ou deux minutes. Après, à partir de trois ou quatre minutes, il s'agit seulement d'hommes qui se laissent aller à leur plaisir sans avoir pris conscience que ce temps est insuffisant, en général, pour leur compagne et qui n'ont jamais fait l'effort ou les petits exercices de contrôle. Ceux-là progresseront sans difficulté vers une durée satisfaisante, spontanément ou avec quelques exercices.
Le vrai problème de l'éjaculation précoce est pour ceux qui ont mis en place le cercle vicieux de l'échec et qui se laissent systématiquement surprendre par leur éjaculation.
On parle d'éjaculation précoce primaire lorsque l'homme a toujours éjaculé de façon incontrôlée, depuis son premier rapport sexuel, malgré une longue expérience et des rapports sexuels répétés, avec des partenaires stables. On parle d'éjaculation précoce secondaire lorsqu'un homme qui n'avait pas de problème de contrôle de son éjaculation s'y trouve soudainement confronté de façon répétée. Souvent c'est à la suite d'un choc émotionnel que l'éjaculation précoce apparaît.
L'éjaculation prématurée, encore appelée éjaculation précoce, est la dysfonction masculine la plus répandue. 75% des hommes interrogés par le rapport Kinsey (1948) disent éjaculer en moins de deux minutes après la pénétration. Environ un tiers des hommes consultant en sexologie se plaignent de cette difficulté qui motiverait 20% des demandes concernant la sexualité en médecine générale.
On ne peut pas parler d'éjaculation précoce lorsque l'homme est encore vierge. Le fait de faire durer plus longtemps la masturbation, d'éviter de la pratiquer lorsque l'on n'est pas à l'aise (peur d'être surpris etc) et de ne plus chercher l'éjaculation la plus rapide possible est positif et permet de découvrir le plaisir lié à la masturbation en elle-même et non plus seulement celui lié à l'éjaculation.
De la même façon, il ne faut pas s'inquiéter si les premiers rapports sexuels sont très rapides. Il faut laisser le temps au corps et au cerveau de s'habituer à toutes ces nouvelles sensations. Ne surtout pas négliger les préliminaires : les raccourcir ne permettra pas de tenir plus longtemps et aura pour conséquence de focaliser encore plus l'acte sexuel sur la pénétration et sur les sensations au niveau du gland.
LA FEMME EJACULE AUSSI ( femme fontaine ... )
On peut aussi parler d’éjaculation chez certaines femmes, qui libèrent aussi en jet souvent lors de l’orgasme un liquide secrété par les glandes de Skene situées en dessous de l’urètre. En général cette expulsion est liée à une stimulation du point G et/ou du clitoris. Certaines femmes peuvent libérer plusieurs jets à la suite. L’expression de « femme fontaine » est attestée pour parler de ces femmes et a été donnée pour la première fois par une psychanalyste française (Frédérique GRUYER, Ce Paradis trop violent - Laffont 1983).
Les femmes n'ayant pas de prostate à proprement parler, elles ont souvent du mal à dissocier l'envie d'éjaculer de l'envie d'uriner. Des expériences médicales ont été faites et montrent que le liquide sécrété n'est en rien de l'urine, mais se rapproche par sa composition du liquide séminal masculin. La plupart du temps, la couleur est translucide et la texture liquide. Certaines femmes ont cependant un éjaculat qui peut être plus ou moins visqueux, il se teinte alors d'une couleur blanche.
Ce phénomène d'éjaculation est très variable peut aller de la simple goutte imperceptible à la libération d'énormes quantités de liquide (parfois supérieures à 1/2 litre, en plusieurs fois...). Souvent, les témoignages révèlent qu'un couple peut passer des années sans que se produise ce phénomène. Les sondages sont très rares, mais il semblerait que 10% des femmes puissent (au moins potentiellement) éjaculer. Il semblerait aussi qu'il soit plus facile d'éjaculer à l'approche des menstruations (hypersensibilité), pendant une grossesse, lorsque les partenaires sont en totale confiance et/ou lorsque la femme est totalement détendue et relaxée.
Parfois le liquide éjaculé se mélange à la cyprine (lubrifiant sécrété par le vagin) et peut occasionnellement provoquer des troubles passagers de la sensation de pénétration.